FUKA 16

Mission de destruction sur l’aérodrome de Fuka 16 en Egypte le 12 juillet 1942.

Mission Fuka 16 (Juillet 1942)

1. Origine et Objectifs de la Mission Dans la continuité des raids menés début juillet 1942 pour protéger les convois de ravitaillement vers Malte, l’état-major du Special Air Service planifie une nouvelle série d’attaques simultanées contre les bases aériennes de l’Axe en Égypte.
L’objectif désigné est la destruction des appareils stationnés sur les terrains de manœuvre de la zone de Fuka, particulièrement le site de Fuka 16.

2. Composition du Détachement
L’opération est confiée à un élément du French Squadron (1ère Compagnie de Chasseurs Parachutistes), agissant en coordination avec le stick britannique de Paddy Mayne.

Chef de détachement : Lieutenant Jordan.

Effectif : Unité commando formée aux techniques d’infiltration et de sabotage.

3. Insertion et Infiltration (Nuit du 12 au 13 juillet 1942)
L’insertion du groupe s’effectue par voie terrestre. Le détachement est transporté par une patrouille du LRDG (Long Range Desert Group), spécialisée dans la navigation désertique, jusqu’à un point de dépose situé à distance de sécurité.

L’approche finale est réalisée à pied. Comme pour les missions précédentes, les parachutistes opèrent durant une nuit sans lune pour garantir une discrétion maximale face à des garnisons ennemies désormais en état d’alerte.

4. Exécution de l’Attaque
Malgré le renforcement de la surveillance allemande, le stick commandé par Jordan parvient à pénétrer le périmètre de sécurité de Fuka 16.
Les parachutistes utilisent des bombes Lewes (engins explosifs et incendiaires) qu’ils fixent manuellement sur les parties vitales des avions au sol.
Une fois les minuteries activées, le groupe se replie vers le désert avant le déclenchement des déflagrations.

5. Bilan et Retombées Opérationnelles
L’action sur Fuka 16 (conjointement avec celle sur Fuka 17 menée par Mayne) se solde par un bilan très lourd pour l’aviation de l’Axe :
Destructions matérielles : Un total de 22 avions ennemis sont détruits au sol et 2 autres sont endommagés.

Pression psychologique : Ces raids répétés installent un sentiment d’insécurité totale chez l’ennemi, forçant le retrait de troupes du front d’El Alamein pour défendre les bases arrières.

Validation technique : Ce succès éclatant confirme la valeur du Lieutenant Jordan comme chef de guerre. Cependant, les risques inhérents à l’infiltration pédestre convainquent définitivement David Stirling de passer à la motorisation complète des SAS avec des Jeeps armées de mitrailleuses Vickers K jumelées.

Ce raid sur Fuka 16 marque l’une des dernières grandes opérations d’infiltration à pied avant que le French Squadron ne reçoive ses premiers véhicules pour passer à la tactique du « Hit and Run » (Frapper et Courir) dès la fin du mois de juillet.