SCHMITT André, Paul

André Schmitt naît le 10 juillet 1924 à Clamart, en région parisienne. Fils de Louis Émile Schmitt, employé de banque, et de Jeanne Victorine Becker.

le jeune homme est animé par la volonté farouche de contribuer à la libération de sa patrie.
À seulement 17 ans, il quitte sa famille et s’engage initialement dans la Marine de l’armée d’armistice le 28 février 1942 à Toulon. Comprenant rapidement que le véritable combat ne s’y trouve pas, il déserte et s’évade de France en franchissant la frontière espagnole le 27 mai 1942.

Après un long périple semé d’embûches, il parvient à débarquer à Casablanca, au Maroc, le 30 juin 1943. Il s’engage d’abord dans les Forces Navales Françaises Libres (FNFL). Cependant, assoiffé d’action et désireux de fouler au plus vite le sol de France pour le libérer, il se tourne vers les troupes aéroportées. Le 20 octobre 1943, à Rouiba (Algérie), il y intègre le 3e Bataillon d’Infanterie de l’Air (3e BIA).

L’apprentissage des SAS.
Comme ses camarades, André Schmitt embarque à bord du paquebot Samaria le 26 octobre 1943. Il débarque à Liverpool le 6 novembre, alors que les premiers frimas de l’hiver se font sentir.
Commence alors pour lui le rigoureux parcours de formation des Special Air Service (SAS). À force de courage et d’abnégation, il obtient son brevet de parachutiste à Ringway le 20 janvier 1944.

La mission « Dickens » et les combats de l’Ouest
Le grand jour arrive dans la nuit du 25 au 26 juillet 1944. Intégré au stick de commandement du capitaine Georges Fournier, André Schmitt est parachuté dans le Maine-et-Loire, sur le territoire de la commune de Bois d’Anjou, près de Somloire, dans le cadre de la mission « Dickens ».L’objectif de ces hommes d’élite est crucial : paralyser le réseau ferroviaire et harceler les convois allemands dans les départements de la Vendée, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique), afin d’empêcher l’acheminement des renforts ennemis vers le front de Normandie.
Pour mener à bien ces sabotages audacieux, les SAS s’appuient sur la résistance locale. C’est ainsi que le 12 août 1944, le stick entre en contact avec le groupe "Résistance Française" de Cerizay, rattaché aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de Bressuire et commandé par Maurice Crozet.

L’accrochage de Montravers et la tragédie
Le 22 août 1944, après un violent accrochage opposant les unités de la Wehrmacht aux résistants et aux SAS (combat au cours duquel son camarade Joseph Hadj est mortellement blessé), le capitaine Fournier ordonne à ses hommes d’évacuer leur base de la ferme de La Crespelle. Cette décision stratégique vise à épargner aux populations civiles de terribles représailles. Malheureusement, le 25 août, l’artillerie allemande pilonne et incendie la commune de Cerizay, pourtant vidée de ses combattants.
Ce même vendredi 25 août 1944, le destin d’André Schmitt bascule dans le village voisin de Montravers. À bord d’un véhicule, un groupe de résistants et de SAS, dont fait partie André, est intercepté par une unité allemande. Si les hommes parviennent à se dégager les armes à la main, André Schmitt est grièvement touché. Selon les témoignages ultérieurs de Jean Leclère, ancien FFI, et des membres de son groupe, le jeune parachutiste, blessé, est lâchement achevé sur place par l’ennemi. Il n’avait que 20 ans.

Hommage et Postérité
L’acte de décès numéro 4, enregistré en mairie de Montravers le 26 août 1944, fige l’histoire :
le « soldat-parachutiste, matricule FAFL 41475, est décédé au Bourg de Montravers, tué au combat par les Allemands le 25 août 1944 à 17 heures ».
André Schmitt est inhumé dans une sépulture collective au cimetière de Montravers, aux côtés de sept patriotes abattus ou exécutés comme otages ce même jour.

Lieux de mémoire

Publiée le , par CH11, mise à jour

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Portfolio

Sépulture SCHMITT André (Montravers)

Sources - Liens

Service historique de la Défense, GR 16P540190
Service historique de la Défense, 4D 19450/19
Photo© Collection privée