Joseph Hadj (parfois orthographié Hadje) naît le 9 juillet 1924 à Antoura El Matein, au Liban.
Animé par un profond désir de liberté, le jeune homme n’a pas encore 20 ans lorsqu’il décide de lier son destin à celui de la France Libre. Il s’engage le 21 décembre 1942 au camp de Rayak, au Liban.
D’abord affecté à l’école des mécaniciens de la base aérienne de Rayak, le jeune Libanais a le goût de l’aventure. Au gré de ses rencontres, il entend parler des parachutistes et de la possibilité de rejoindre Londres pour intégrer leurs rangs. Saisissant sa chance, il embarque sur le paquebot Samaria le 26 octobre 1943.
L’apprentissage des SAS à Londres
À son arrivée au Royaume-Uni, il est affecté à la 3e compagnie du 3e Bataillon d’Infanterie de l’Air (3e BIA). Joseph Hadj suit l’exigeante et sélective formation des Special Air Service. Le 20 janvier 1944, à Ringway, il obtient avec fierté son brevet de parachutiste.
Le saut vers la liberté et les combats en France
La nuit du 28 au 29 juillet 1944 marque le grand tournant de sa jeune vie : c’est son tour de partir en opération. Il s’apprête à fouler pour la première fois cette terre de France dont ses camarades lui ont tant parlé. Membre du Stick IV (composé de 9 hommes au total), il est parachuté derrière les lignes ennemies. Aussitôt au sol, deux groupes sont formés pour opérer dans le secteur de Clisson et Cholet. Les SAS multiplient alors les coups de main et les sabotages audacieux sur les voies ferrées et les lignes à haute tension.
C’est dans ce contexte que, dans la nuit du 5 août, ses camarades (le caporal Gilbert Carré, Daniel Gauci et Gilbert Tréboz) attaquent avec succès le poste de repérage goniométrique de La Boulinière, près de Trémentines.
L’ultime sacrifice à Cerizay
À la mi-août, le stick se reforme. Sous les ordres du sergent-chef Michel Gervais, les hommes s’installent à la ferme de La Crespelle, près de Cerizay. Là, ils prennent en main l’instruction technique de nombreux maquisards locaux et planifient des embuscades contre les colonnes allemandes.
C’est au cours de l’une de ces opérations, dans la matinée du mardi 22 août 1944, que Joseph Hadj est mortellement blessé au combat entre Cirières et Cerizay. Évacué d’urgence vers l’hôpital de Bressuire, il y pousse son dernier soupir en fin de journée. Il venait d’avoir 20 ans.