COUGET Jean, Marcel

Jean COUGET naît le 22 décembre 1920 à Trie-sur-Baïse (Hautes-Pyrénées). Il est le fils de Marcelin, charron, et de Justine Franch

Jeunesse et premiers engagements militaires
Jean Couget, devançant l’appel, il s’engage volontairement pour trois ans le 22 février 1939 et intègre l’Armée de l’air.
Il sert d’abord au sein des bataillons de l’air n° 106 à Bordeaux puis n° 131 à Caen. Pendant la campagne de France en mai et juin 1940, il est affecté à différentes compagnies de l’air à Mourmelon-le-Grand, puis se replie vers Clermont-Ferrand et Vichy. Il est finalement démobilisé le 22 mars 1942 et travaille comme mécanicien dans la ville de Tarbes.

L’évasion par l’Espagne et l’engagement dans la France Libre
Refusant l’inaction, il décide de fuir par l’Espagne le 2 décembre 1942, en compagnie de Robert Labeyrie-Tilhas, via Bagnères-de-Luchon. Son périple est marqué par une série d’arrestations et d’évasions audacieuses : arrêté à Bossost le 3 décembre, il s’évade à Sort le 7, et parvient à atteindre le consulat britannique de Barcelone le 12.
Repris par les autorités deux jours plus tard, il est interné à Madrid puis transféré au redoutable camp de Miranda de Ebro de janvier à mai 1943. À sa libération, il est conduit à Gibraltar d’où il embarque sur le navire Santa Rosa, accostant à Greenock en Écosse le 5 juin 1943.

La formation au sein du Special Air Service
Après l’incontournable interrogatoire du contre-espionnage à la Patriotic School de Londres, il rejoint le camp de Camberley et signe son engagement dans les Forces Françaises Libres (FFL) le 18 juin 1943.
Jean Couget suit l’exigeante instruction des troupes aéroportées et obtient son brevet de parachutiste à Ringway le 27 août 1943. Il est ensuite envoyé au camp d’Auchinleck, en Écosse, pour y subir le très dur entraînement de commando SAS. Alors que de nombreux volontaires abandonnent, lui tient bon. (C’est d’ailleurs lors d’une permission durant cette période qu’il rencontre la jeune Écossaise qui deviendra son épouse en 1947).
Le 1er avril 1944, il intègre officiellement le 3e Bataillon d’Infanterie de l’Air (3e BIA), qui deviendra le 3e RCP, et est mis au secret au camp de Fairford en vue du Débarquement.

Les campagnes de la Libération
Contrairement à la majorité des SAS insérés par la voie des airs, Jean Couget arrive en France par la mer. Le 19 août 1944, il embarque à Portsmouth avec les Jeeps SAS de son unité et débarque à Courseulles-sur-Mer (Calvados) le 20 août, dans le cadre de l’Opération Newton.
Intégré au peloton du sous-lieutenant Valayer, il a pour mission d’assurer la couverture du flanc sud de la IIIe Armée américaine du Général Patton. Son peloton traverse la Loire et opère dans le secteur de Troyes (Aube), menant des reconnaissances risquées vers l’Est en direction de Nancy.
Le 27 (ou 29) août 1944, près de Fontaines et de la forêt de Lusigny, la voiture de son groupe tombe dans une violente embuscade allemande. Faisant preuve d’un héroïsme remarquable, Couget et son camarade Charon se fraient un passage à coups de grenades à travers un ennemi supérieur en nombre, et parviennent à regagner leur Poste de Commandement en ramenant huit prisonniers. Ce fait d’armes exceptionnel lui vaudra l’attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent.

Promu caporal, Jean Couget poursuit le combat avec son peloton et participe à une reconnaissance aux abords de la frontière Belge en septembre 1944. Malheureusement sa Jeep saute sur une mine. Gravement blessé au visage, à la jambe et au bras gauche, il est évacué vers un hôpital de Bruxelles, puis transféré à Birmingham (Angleterre) où il restera alité quarante-cinq jours. Cette lourde blessure le privera de l’Opération Amherst en Hollande au printemps 1945.

Blessure, démobilisation
Il retrouve son unité le 3 juin 1945 et est finalement démobilisé le 18 septembre 1945. Après la guerre, il part vivre en Grande-Bretagne avec son épouse.
Il reviendra s’installer dans son village natal de Trie-sur-Baïse dans les années 1990 où les habitants le surnommeront affectueusement « l’anglais ». Il y décèdera le 31 juillet 2001.

Publiée le , par Vigie, mise à jour

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Sources - Liens

Service historique de La Défense, GR 16P 145998
GR 28P 2 354
Photo@ famille Couget site "Les Français libres"