Marcel Balère-Ducos (également nommé Marcel Balère) naît le 31 mai 1922 à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Avant le déclenchement du conflit, il travaille aux Transports Publics de la Région (TPR) à Pau.
Jeunesse et ralliement de la première heure
Dès l’annonce de la défaite, il refuse l’occupation. Le 21 juin 1940, grâce à un arrangement financier, il réussit à s’embarquer à Bayonne, caché dans la cale du cargo belge Léopold II, avec son ami Joseph Laborde et quelques autres camarades.
Il arrive en Grande-Bretagne le 24 juin 1940 et et signe son engagement à Londres le 1er juillet 1940.
Au début il est affecté dans l’artillerie à Camberley. Mais finalement il réussi à rallie les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL).
Parmi les premiers parachutistes de la France Libre
Après quelques mois d’attente, il est affecté à la 1ère Compagnie d’Infanterie de l’Air (1ère CIA) en avril 1941, la toute première unité parachutiste créée par le capitaine Bergé.
Il cantonne au camp d’Old Dean, à Camberley puis il y suit l’entraînement extrêmement rude des troupes aéroportées et est breveté parachutiste à Ringway en avril 1941 n° 416.
Au cours de l’été 1941, il fait partie des hommes de la 2e section, celle qui embarquent pour le Moyen-Orient
La 1re CP arrive à Beyrouth le 23 septembre 1941 puis les parachutistes rejoignent Damas.
La bataille de Syrie est terminée et la majorité de l’Armée du Levant est rentrée en France.
Le capitaine Bergé tente activement de convaincre des volontaires de rejoindre sa compagnie pour grossir les rangs et il leur assure qu’ils entreront plus vite en action. Malheureusement, la 1re compagnie parachutiste est totalement démunie et ne dispose pas de moyen pour effectuer des sauts d’entraînement. L’apprentissage du roulé-boulé est particulièrement rudimentaire et consiste à sauter de l’arrière d’un camion en marche.
Le choix de l’aviation
Bien qu’il soit parachutiste, Marcel a le désir profond de servir dans l’aviation. Il demande sa mutation au Groupe de bombardement "Lorraine" qui recrute des mécanicien.
En octobre 1941 quitter la 1ère Compagnie de Chasseurs Parachutistes (1ère CCP). Contrairement à certains de ses camarades, il ne participe donc pas aux raids en Jeeps du French Squadron SAS dans le désert libyen sous les ordres de David Stirling.
Retrouvant sa vocation première, il est affecté en tant que sergent mécanicien au fameux Groupe de Bombardement "Lorraine" (le 342 Squadron de la RAF).
Les campagnes d’Afrique et le retour en Grande-Bretagne
Avec le groupe Lorraine, il participe à la rude campagne de Libye. Au sol, avec les autres mécaniciens, il entretient les avions et attend avec anxiété le retour des bombardiers partis affronter la terrible Flak (défense antiaérienne) ennemie. Ses services lui vaudront l’attribution de la Médaille coloniale avec agrafe "Libye".
Par la suite, l’unité regagne la Grande-Bretagne. En 1944, il est stationné sur la base d’Hartfordbridge où il retrouve d’autres Français rescapés des combats d’Égypte et de Libye, ainsi que des évadés passés par les prisons espagnoles.
Une fin tragique
En service commandé À l’automne 1944, alors que le sol français est en grande partie libéré, le Groupe Lorraine entame son transfert vers Vitry-en-Artois, dans le Pas-de-Calais. Pour le remercier de ses services ou lui témoigner de l’estime, le lieutenant Bellin et le capitaine de Maismont l’emmènent avec eux à bord de leur avion de liaison pour rejoindre leur nouvelle affectation.
L’appareil, un Airspeed Oxford II (N4760), décolle d’Hartfordbridge vers 12h00 en ce mois d’octobre 1944. Ironie tragique du sort, alors qu’il survole le camp d’Old Dean à Camberley où Balère-Ducos s’était entraîné à son arrivée en 1940, l’une des ailes heurte des câbles à haute tension et l’avion s’écrase au sol. Le pilote est tué sur le coup, tandis que le sergent Balère-Ducos et le capitaine de Maismont décèdent de leurs blessures à l’hôpital.
Déclaré « Mort pour la France » en service aérien commandé, Marcel Balère-Ducos a d’abord été inhumé au cimetière militaire de Brookwood, en Angleterre, avant que sa dépouille ne soit restituée et repose aujourd’hui dans sa ville natale de Pau.