MASSEROT Louis, Henri, Maurice

alias Rosalie

Louis Masserot naît le 22 juin 1924 à Maison-Lafitte en région parisienne.
Il s’oriente rapidement vers l’enseignement et intègre l’École normale avant d’entrer dans la clandestinité au sein de la résistance bretonne dans le groupe « Défense de la France » dans l’équipe du bureau des opérations aériennes (BOA), puis au sein du maquis de Loudéac.

Recruté le 28/08/1944 par les SAS à Vannes, qu’il suit de Bretagne vers le Loiret pour l’opération Spenser.
Louis participe aux combats sur la Loire et dans l’Est de la France.
En octobre 1944, avec d’autres camarades ancien résistants, il se rend en Angleterre pour la formation SAS et est breveté en décembre 1944 à Ringway.
En avril 1945 pour l’opération Amherst qui va projeter en Hollande les deux régiment parachutiste SAS, il fait parti du Stick 29 sous les ordres du lieutenant Cochin, Les hommes sont parachutés à 9km au sud-est de la DZ prévue et sont dispersés en arrivant au sol. Le Lt Cochin ne parvient à regrouper autour de lui que 7 ou 8 hommes. Ainsi, Henri Bousquet, Pierre Pacifici, Georges Mahé et Antoine Treis rejoignent le stick de Camaret. De même le Sgt Ange Zélic, Louis Masserot et Jean Loeillet sont tombés près d’une zone boisée au nord-est du village de Elp. Jean Loeillet est blessé à une cheville et caché dans les bosquets.
Sur la DZ, le Lt Cochin attend en vain le parachutage des jeeps. Les SAS s’installent alors dans les bois de Groloo et effectuent des patrouilles et montent des embuscades notamment dans la nuit du 11 au 12 avril entre Groloo et Assen.
Par la suite, le contact est pris avec le stick de Camaret et certains éléments du stick Cochin se portent volontaires pour poursuivre les opérations au sein d’un peloton jeeps en tant qu’unité de reconnaissance.

Peu enclin à la discipline militaire, comme il le disait, il ne poursuit pas, après-guerre, une carrière dans les unités parachutistes trop rigoureuses à son goût, et est démobilisé à Château-Bougon dans la région de Nantes.

Il redevient instituteur à Saint-Quay-Portrieux, comme son épouse, avant de se s’orienter vers la formation d’enfants en difficulté.

Publiée le , par CH11, mise à jour

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Sources - Liens

Service historique de la Défense, GR 16P 401600